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Soprano, Le jour où il a conquis Marseille !

Des millions de fans, des vrais amis, un compte en banque bien rempli, une famille en or, une reconnaissance professionnelle indiscutable…

Personnalité préférée des enfants et fort appréciée des parents…. Soprano touche les étoiles depuis quelques années.

Mais l’évènement le plus marquant de sa vie a eu lieu le 7 octobre 2017.

Cette date restera à jamais gravée dans sa mémoire. Le petit minot du Plan d‘Aoul de Marseille allait vivre le plus beau jour de sa vie en se rendant au stade Vélodrome… Pas pour assister à un match de l’OM, mais pour jouer seul sur le terrain, face à 55 000 personnes !

Bien plus qu’un concert, une consécration.

Avant lui, seul Johnny Hallyday l’avait fait.

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Qui aurait cru que le petit Said M’Roumbaba allait devenir maître de son royaume.

Retour sur le sacre du roi :

19 H, l’ambiance calme qui règne dans la loge de Soprano est trompeuse. Sa famille et ses managers ont décidé de le laisser seul face à son miroir pour lui épargner les tonnes de stress qui rôde en coulisse. Dans les couloirs, ça cavale dans tous les sens. Zak le petit frère de Said, en charge des invitations exulte : un invité surprise inespéré vient d’arriver.

19h05…

Alors qu’on avait laissé la consigne de ne déranger le chanteur sous aucun prétexte, on frappe à la loge de Sopra.

C’est Zinedine Zidane.

Dieu le père est venu en personne adouber son fils.

Quelques jours avant, via les réseaux, Soprano lui avait demandé s’il pouvait faire un petit coucou au public, sans trop y croire. Et Zizou vient…Il est là, avec toute sa famille.

C’est le signal qui manquait.

Il est 19 h 38.

Des milliers de personnes s’impatientent.

La rumeur devient grondement. Les gradins tremblent.

L’ambiance est plutôt familiale. Le rappeur préféré des enfants ratisse large.

Les spectateurs ont de 6 à 70 ans et les bars du stade vendent beaucoup plus de coca que de bières.

19 h 40, alors que la scène est encore vide, une voix anonyme sortie de quelque part au milieu de la foule entonne « qui ne saute pas n’est pas Marseillais ».

Le Vélodrome s’enflamme et c’est parti pour une minute de communion bruyante.

À peine le chant s’essouffle, qu’une autre voix entonne le fameux « aux armes »

Le chant mythique des supporters de l’OM n’a rien à voir avec le show qui arrive, mais on sent bien qu’on est à la maison.

19H45

Alors que la star est toujours en pleine concentration dans sa loge, l’ambiance du stade est tellement folle, les appels du public obligent les producteurs à intervenir :

On va chercher Dj Carlton et on le fait venir en courant pour qu’il lance la première partie.

Arrivé à ses platines et sans un mot, il envoie le morceau mythique de l’entrée de l’OM sur le terrain les soirs de matchs : « Jump ».

Il enchaîne en hurlant dans son micro « Marseille, c’est Soprano » !! Résultat : il n’est même pas 20H et on dirait que l’OM vient de gagner une 2e ligue des champions.

Oui, jamais un artiste n’aura autant fait corps avec une ville.

Soprano est le premier marseillais à remplir l’enceinte. 

Lui, le petit gamin jovial, d’origine comorienne incarne le métissage de la cité phocéenne, née il y a 2600 ans, bâtie sur des vagues d’immigration.

20H.

Sopra sent les vibrations du public à travers les murs pourtant épais et bien isolés de sa loge. 

Il sort une tête et veut y aller. 

Il trépigne d’impatience, mais voilà, il est trop tôt. Ce soir, le show sera retransmis en direct à la radio et à la télé. 

Oui, ce sacre est d’abord une performance hors du commun. 

Le show de plus de deux heures trente sera vu et écouté en live par des millions de personnes en plus des 55 000 spectateurs présents. 

Mais du coup, il faudra commencer à l’heure pile, et ce n’est pas encore l’heure pile, alors patience Said, patience…

En attendant sur la scène, Nikos Aliagas joue les chauffeurs de salle. Après Zizou, d’autres amis de Soprano font leur apparition dont Patrick Fiori. Bon, après Zizou ça fait moins le buzz chez les moins de 30 ans. L’ambiance redescend.

Mais Nikos sort une botte secrète : une vidéo enregistrée par d’autres copains de Soprano : Kendji, Kad Merad ou Patrick Bosso. Et même le mystérieux et trop rare Jean-Jacques Goldman, Marseillais d’adoption. Un sacré passage de flambeau.

Devant la télé de sa loge, Said est ému aux larmes ! Mais ce n’est pas le moment de flancher. 

20H40 : l’attente est interminable. « On y va » ! S’exclame le rappeur. 

« Non, c’est encore la pub sur TF1 » lui répond son frère. Soprano n’en peut plus. Il veut y aller. Sa consécration est juste là, à quelques mètres et il faut attendre la fin d’une pub…tu passes après les lessives…

Du coup, ça cogite dans la tête du rappeur. En direct à la maison devant 55 000 personnes et des millions d’autres à la radio et à la télé, il ne faut pas se rater. 

Heureusement Sopra ne portera pas seul ce fardeau. Et pour l’occasion, il est plutôt bien entouré : Jul, Black M, Marina Kaye et bien sûr Alonzo et Vincenzo, sont là pour le soutenir…

Ils forment une mêlée comme au rugby. 

En chef d’équipe, Soprano lance, non pas un cri de guerre, mais une phrase qu’il reprend souvent en interview « Si tu veux savoir où tu vas, il ne faut pas oublier d’où tu viens ». 

La mêlée se disloque. 

Les premiers joueurs entrent en scène avant le maestro. 

20H50 : les battements du cœur de Said résonnent si fort qu’ils doivent faire trembler les mâts des voiliers sur le vieux port de Marseille… la cité phocéenne retient son souffle. 

Quand le rideau s’ouvre, c’est toute une ville, une région, un pays qui va vivre un moment historique : le sacre du minot.

Devant la scène : 55 000 fans hystériques venus l’acclamer.

Devant leur radio et télé : des millions de fans qui n’ont pas pu faire le déplacement, mais aussi des gens qui ne le connaissent pas forcément et qu’il va falloir séduire.

3, 2, 1, GO !! 

Soprano dira : « Dès la première chanson, j’avais beau me dire : « reste concentré », quand les lumières se sont allumées et que j’ai vu le public, j’ai eu des frissons de la tête aux pieds ! 

Le public a senti que j’étais touché. Ils ont commencé à crier. Je crois que je n’ai jamais vécu ça de ma vie. 

Ce stade, pour moi, sera toujours spécial.»

Texte : Philippe Husson

Voix : Eric Lange

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