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Jean-Claude Romand, mort sur ordonnance

9 janvier 1993 au matin.


Nous sommes à Prévessin-Moëns, à la frontière avec la Suisse, juste à côté de Genève. Tout semble calme dans la maison de la famille Romand. Jean-Claude, le père, s’affaire dans la salle de bain. Il nettoie soigneusement un rouleau à pâtisserie dans le lavabo. À l’eau froide. La bonne température pour enlever des traces de sang. Quelques minutes, plus tôt, il a violemment frappé sa femme Florence. Elle est morte dans le lit conjugal. Les deux enfants, Antoine et Caroline déboulent dans le salon.

 « Ne faites pas de bruit, maman dort encore », leur dit Jean-Claude. 


Il leur prépare deux bols de céréales et vient s’installer entre eux sur le canapé pour une séance de câlins devant un dessin animé. Jean-Claude trouve Caroline fiévreuse. Il l’accompagne à l’étage, dans sa chambre et lui demande de s’allonger sur le ventre, pour prendre sa température. La fillette de neuf ans s’exécute et entonne une comptine. Son père revient, armé d’une carabine 22 long-rifle, équipé d’un silencieux. Quelques secondes, plus tard, Caroline ne fredonne plus.


Devant la télévision, Antoine ne se doute de rien. Jean-Claude Romand lui demande à son tour de monter dans sa chambre pour prendre lui aussi sa température. Comme sa sœur, l’enfant s’allonge. Son père tire à deux reprises. Antoine avait cinq ans. 

La maison du bonheur est devenue la maison de l’horreur. 

« La maison du bonheur est devenue la maison de l’horreur. »

Auteur : Manon Gauthier-Faure – Voix : Eric Lange

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