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Parti de rien… GIMS – Par Valérie Trierweiler


Il s’appelle Gandhi. Ghandi Djuna.

Gandhi, ça oblige un nom pareil.

Ça donne des responsabilités pour l’avenir, des ailes pour voler.

Cet enfant-là ne porte pas encore le nom qui le rendra célèbre : Gims, maître Gims.

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Il a juste deux ans et il ignore que le pays qui l’a vu naître est la République démocratique du Congo, l’ancien Zaïre.

Comment pourrait-il savoir, à deux ans, que sa famille s’apprête à fuir la terre de ses ancêtres pour se réfugier en France ?

Sa nation à lui, c’est le visage de sa mère contre laquelle il aime se blottir.

Bien sûr, il faut la partager. Il y a les deux grands frères Saty et Afi, pas bien grands non plus, ils n’ont que six et quatre ans. Il y a aussi Fitscha la petite sœur arrivée seulement quelques semaines plus tôt et portée constamment sur le dos de sa mère.

Comme ses deux frères, Gandhi vit pieds nus, habillé la plupart du temps d’une simple couche. Le petit garçon est déjà espiègle et se dandine quand il entend la musique de son père.

C’est que la musique fait partie de la famille.

Son père Djanana Djuna est le chanteur de la troupe congolaise Viva La musica de papa Wemba. Le groupe vedette est proche du pouvoir, du dictateur Mobutu qui dirige le pays depuis plus de vingt ans. Plusieurs fois, ils ont joué et chanté pour lui. Le chef d’Etat africain se voit de plus en plus contesté. Et la famille Djuna pressent le danger. Elle ne se sent plus en sécurité, les opposants de Mobutu sont prêts à tous les règlements de compte.

Il faut partir. Vite. Mettre les enfants à l’abri.

Fuir Kinshasa et Yolo. C’est dans ce quartier pauvre et surpeuplé que vit la famille Djuna. C’est encore ce qu’on appelle un quartier d’ambiance avec ses multiples bars, ses rues envahies de jour comme de nuit. 

Les enfants courent partout, d’une maison à l’autre. Enfin, d’un baraquement à l’autre, l’habitat est précaire ici, les maisons sont faites de bric et de brocs, surmontées d’un toit en tôle ondulée. Ici, même le provisoire devient définitif. Pas moins de dix personnes s’entassent dans des logements de 50 mètres carrés. Ici, nul ne peut vivre à l’écart des autres, la solidarité prime sur le reste. Les habitants de Yolo aiment leur environnement et revendiquent l’aspect communautaire et convivial. Le quartier se situe à mi-chemin entre la ville des bourgeois et les collines méridionales. Et allez savoir pourquoi on appelle cet endroit Dallas… Mais il faut partir, laisser derrière soi, les racines et les premiers souvenirs constitutifs d’une vie. 

Les adieux sont déchirants, la mère doit laisser Bijou, ce fils de seize ans qu’elle a eu d’une première union. Elle ne le reverra que vingt-cinq ans plus tard…

Alors ils partent à six, les enfants sous un bras, les bagages sous un autre et prennent le premier avion avec les économies du ménage.

Direction la France.

Direction la grisaille de la banlieue parisienne.

Ils viennent de quitter leur quartier de misère pour un autre. Mais au moins, là-bas, ils avaient leur maison, leur terre. Ici rien. Pas d’argent, pas de papiers, pas de logement.

La famille vit de la débrouille. Ce n’est pas facile de trouver où dormir quand on est six. 

La communauté congolaise aide comme elle peut. 

Les Djuna trouvent refuge dans des hôtels sociaux ou vont s’entasser chez des compatriotes. Ou bien encore dans des squats. 

Quand les choses vont bien, on arrive à manger du Soso ya mwanba, du poulet préparé dans une sauce aux arachides grillées et à la tomate. C’est le plat national congolais qui réchauffe les cœurs. 

La vie ici est difficile et plus encore. Personne ne parle le français dans la famille. Si les parents respectent les blancs, ils ne se mélangent pas pour autant.

Le père tente de gagner un peu d’argent avec sa musique, mais si peu. Cela ne suffit pas pour entretenir sa famille.

Les deux premiers garçons vont à l’école. Mais l’aide sociale à l’enfance repère rapidement cette famille africaine dont les enfants survivent plus qu’ils ne vivent.

Les trois frères sont temporairement retirés à leurs parents. Le petit Gandhi n’a que trois ans lorsqu’il rejoint l’internat de Forges-les-Bains. Ne plus sentir les bras de sa mère est un crève-cœur et comme si cet arrachement ne suffisait pas, voilà qu’on le sépare de ses frères, lui va chez les petits. L’enfant pleure. Chaque jour. Chaque heure de la journée. Il est inconsolable. 

Des années plus tard quand Maître Gims repensera à cette grande bâtisse blanche, il l’assimilera à un orphelinat… Il songera à tous ces enfants de toute nationalité, qui comme lui, ont été séparés de leurs parents. À tous ceux qui ont vu leur enfance brisée.

Pourtant, les parents peuvent récupérer leurs petits chaque week-end. Mais à quel prix ?

Chaque fin de semaine, c’est le retour dans les squats. 

La famille occupe une seule pièce et dans celle d’à côté les dealers font leur commerce. 

Gandhi voit tout, comprend tout. 

Il a déjà assimilé des mots de Français. 

A son tour, avec ses frères, il enseigne ce qu’il sait à ses parents qui eux ne parlent que le lingala. 

L’enfant des quartiers pauvres a déjà une richesse en lui. À Forges-les-Bains, il fréquente la maternelle et bénéficie des activités manuelles. Il adore ça dessiner. Il ne le sait pas encore, mais il dessine son destin. Au fond, il ne déteste pas les règles, les horaires, la régularité, avoir un cadre.

Il découvre dans cet établissement ce qu’est la France, sa langue et ses fêtes. Il y passe son premier Noël.

Deux ans plus tard, le petit Gandhi retrouve la stabilité familiale. Les Djuna ont obtenu un HLM à Ivry. 

Il n’y a plus de grand jardin comme à Forges. 

Le terrain de jeu de cette cité se situe entre les tours ou dans les centres commerciaux. C’est là, bien souvent que Gandhi se nourrit à même les étals. Les fréquentations ne sont pas toujours… fréquentables. L’enfant en liberté n’a que six ans et tiens par la main sa petite sœur âgée de quatre ans.

Il se sent déjà si responsable.

L’argent ne rentre pas. L’appartement se transforme en squat et les hébergés deviennent hébergeurs. 

Jusqu’au jour où la famille se fait expulser. 

Retour à la case départ. La famille atterrit dans le centre de la capitale, mais sans logement officiel. 

Désormais, il n’y aura plus que des squats. La diaspora congolaise se refile les tuyaux. Des tuyaux percés parfois et il faut décamper à toute allure quand la police opère une descente.

Comment se concentrer à l’école dans ces conditions ? 

Le petit Gandhi vit un cauchemar sur les bancs de la classe. Les journées sont interminables, les cours insupportables. 

Non ce qu’il aime lui, c’est le mercredi. Le jour du centre de loisirs, il y découvre l’art sous toutes ses formes. 

Et lui qui rechigne à apprendre quoi que ce soit en classe, le voilà même qui retient des tirades de Molière pour jouer le Bourgeois gentilhomme et les Fourberies de Scapin. La scène est une révélation. Il est applaudi à tout rompre. « On devient addict aux applaudissements » dira-t-il trente ans plus tard.

Et puis, il y a les rencontres, celles qui sauvent, celles qui changent un destin. 

La jeune directrice du centre de loisirs lui donne confiance en lui, lui achète des chaussures quand il n’en a plus, aide la famille dans ses démarches. 

Elle lui ouvre surtout son cœur au moment où les parents se séparent. 

Elle lui offre du rêve quand le réel est si cruel. Quand il faut encore se confronter au racisme ordinaire. 

De ces années-là, Ghandi devenu Maître Gims a gardé des amis, les vrais, ceux qui ont posé avec lui les fondations d’une vie. Ceux qui ne sont pas venus attirés par les reflets de la gloire et de l’argent.

Parce qu’il faut bien passer dans la classe supérieure, le jeune garçon poursuit sa scolarité. 

En fin de primaire, il découvre le rap. 

Dans cet atelier extra-scolaire, il fait l’apprentissage de cette musique, de la technique, commence à composer. 

Ses textes évoquent les difficultés de la vie, mais aussi ses origines. Il n’a qu’une dizaine d’années et pose les bases de son avenir, de son succès. 

La rencontre avec JR, en réalité Karim, qui fera partie de Sexion D’assaut est décisive. Avec le copain malien, Makan le seul autre noir de la classe, les trois garçons fondent le groupe « Double Sabre ».

Mais la famille est expulsée une fois de plus. 

Nouveau déménagement. 

Le jeune Gandhi perd ce qu’il a mis en place, ses potes, l’atelier de musique, le centre de loisirs. 

Nouveau squat, il change d’arrondissement, entre au collège. 

La routine de la misère reprend. D’autant plus que la cellule familiale s’est agrandie de deux nouveaux enfants. 

Et c’est sans compter les deux autres que son père a eu de son côté. Séparée, la mère refait sa vie avec un nouveau compagnon et s’installe à Drancy dans un vingt mètres carrés avec les plus jeunes enfants. Pas de place pour lui, Ghandi reste dans le 9 ème arrondissement avec une autre famille, des tontons qui n’ont aucun lien de sang. 

Le voilà livré à lui-même, dans ce squat installé dans des bureaux sans salle de bain, rue des Petites-écuries, un quartier chic de la capitale. Il fuit cette promiscuité, préfère errer dans Barbès, dormir dans des cages d’escalier. Au collège, ce n’est guère mieux, c’est la guerre des bandes. De plus en plus souvent, Ghandi Djuna est porté absent. 

Qui ça dérange au fond ? 

Pour se nourrir, il va se servir à l’épicerie du coin. Il paraît qu’on appelle ça du vol. 

Encore aujourd’hui, Gims se demande ce qu’il l’a empêché de faire comme les autres : le shit, la drogue, le deal. Gagner de l’argent facilement, rapidement. 

« L’art m’a sauvé » dit-il. 

Ce garçon a quelque chose de différent, un univers qu’il s’est créé avec le dessin et la musique. 

Avec les textes aussi.

Les rencontres, encore, le mènent vers Adama et Maska (le blanc). Ces deux-là avaient déjà leur groupe de rap « Résonnance » mais quand ils écoutent Ghandi leur faire une démonstration, ils sont impressionnés. 

C’est le début de la grande aventure. Le noyau, rejoint par Lionel (LIO) et Lefa, de ce qui deviendra Sexion d’assaut.

Mais la vie ne s’adoucit pas pour autant. 

L’adolescent n’a pas quinze ans et n’a plus la possibilité de trouver refuge dans le squat. Évacué lui aussi. 

Que fait-on à quinze ans lorsque l’on n’en peut plus de la rue ? L’instinct de survie le pousse à se tourner vers l’infirmière de son établissement. 

Retour de l’aide sociale à l’enfance, il est placé en famille d’accueil, chez des togolais porte de Pantin. 

Ghandi y restera deux ans, sans jamais se sentir chez lui. Parallèlement, il entre dans un lycée graphique et se passionne plus encore pour le dessin. Il veut en faire son métier.

Mais le week-end, il file rejoindre ses potes de Sexion D’assaut. 

Sa vie est là, il le sent, il vibre là. Le groupe devient un collectif qui accueille jusqu’à trente membres. 

Ça se bouscule dans le studio d’enregistrement. Chacun y va de sa participation. 

Mais le premier véritable enregistrement « La terre du milieu » avec Dawala et le 3ème prototype : JR, Lefa, Adama, Maska et Gims, la bande originelle sort le 13 mai 2006. 

Doomans, Black M, L.I.O rejoindront ensuite ce noyau dur. 

Ghandi renait ce jour-là, il vient tout juste d’avoir 20 ans. Il est désormais Maître Gims.

Ce n’est pas encore le Graal. 

Le CD est vendu de main à main dans le quartier. Pas vraiment de quoi payer le loyer du petit studio qu’il partage avec Lefa. 

C’est la période des petits boulots au Parc Disneyland habillé en Mickey ou en bonbon ou encore au tri postal et à la réparation des velibs.

Au milieu de la galère, des moments de bonheur s’invitent dans sa vie. 

Il rencontre celle qui devient officiellement sa femme, Demdem en 2007. 

Tous deux convertis à l’islam, ils s’étaient déjà unis religieusement deux ans plus tôt. Elle est une fan et grande connaisseuse de rap. Demdem le soutient et le conseille. L’encouragera plus tard à enregistrer en solo. 

En attendant, les portes restent fermées, celles des radios comme celles des distributeurs. 

Il faut encore vendre cet album. Belle revanche : aujourd’hui, le CD original est collector et introuvable.

Gims cherche la voie du succès et trouve son personnage. 

Il devient vite grâce à internet « L’homme aux lunettes ». Il découvre que sa voix plaît. Mieux que ça, elle produit un effet immédiat sur le public, il devient vite le Pavarotti du Rap. 

Jusqu’alors, il refusait de chanter. « Un rappeur ça rap » écrit-il dans sa biographie. 

En 2008 avec « Le renouveau » il accepte de poser sa voix.

C’est le début de quelque chose. 

Deux ans plus tard un nouvel album avec Sexion d’Assaut « L’écrasement de tête » et c’est le début du succès. 

Mais la véritable explosion vient avec « Anti Tektonik ». 

Gims travaille au tri postal de nuit quand le clip dépasse les 100 000 vues. 

Dès lors, il commence à être arrêté dans la rue pour des autographes. La machine est lancée, Sexion d’assaut signe avec une maison de disques, Because music, puis avec Sony. 

En 2010, l’album « L’école des points vitaux » explose les compteurs avec 400 000 ventes, deux ans plus tard le succès continue avec « L’apogée ». 

Le groupe fait la première partie de NTM avant son premier Zénith. Il se professionnalise, des tournées sont organisées. 

Mais en pleine ascension, au détour d’une interview, le groupe est accusé de prôner la violence contre les homosexuels et c’est le lynchage. Gims s’en souvient comme l’une des périodes les plus éprouvantes de sa carrière. 

Plus récemment, il a créé une polémique en demandant à ses frères musulmans de ne pas célébrer les fêtes chrétiennes. Il s’excusera, mais il le sait, c’est la rançon de la gloire. Chaque mot prononcé est disséqué. Plus il approche le soleil et plus il risque de se brûler les ailes. 

Le groupe se remettra de cet incident et poursuivra son envol. 

Il s’en est passé des événements depuis 2006 et le premier album ! Une tournée délirante en Afrique, une autre dans tous les zéniths de France, un disque de diamant, deux récompenses aux NRJ music Awards !

Maître Gims est à la croisée des chemins. 

Il a fondé sa propre famille, veut lui accorder du temps, une sécurité financière et se laisse tenter par une carrière en solo. 

Succès immédiat avec son album « Subliminal ». 

Un carton avec plus d’un million d’albums vendus. Un succès qui n’a fait qu’aller crescendo. 

Gims enchaîne les records de vente, de vues, de téléchargements, de publics. Deux ans plus tard, nouveau succès avec « Mon cœur avait raison » puis avec « Ceinture noire » en 2019.

Depuis qu’il chante en solo, il n’est plus seulement l’homme aux lunettes, mais l’homme aux six millions d’albums. 

C’est vertigineux. Il est, avec Johnny, le chanteur français le plus vendu. Français ? Non pas exactement, il n’a toujours pas obtenu la nationalité française. 

Mais qu’importe, il partage la scène avec les plus grands. Il est le seul chanteur de pop urbaine à avoir rempli un stade de France. 72 000 spectateurs se sont pressés pour reprendre en chœur ses chansons et l’acclamer. 

« Je suis un enfant du peuple de France » dit-il. Ses meilleurs moments, c’est là qu’il les a vécus. Là où il a grandi, là où il s’est fait les dents. 

S’il ne vit plus en France, mais à Marrakech avec sa femme et ses quatre enfants dans un Riad digne d’un palais, il sait ce qu’il doit à ce pays. Il sait, mais il n’oublie pas les années noires. Il l’écrit clairement dans sa biographie « Je garde le souvenir de la misère comme une phobie ».

Alors, oui, l’enfant de Yolo assume d’être bling-bling, de porter des vêtements qui coûtent un bras, et même deux.

Alors, oui, le petit Gandhi qui apprit à marcher sur la terre battue près de Kin revendique de ne voyager qu’en jet privé et de conduire des voitures de luxe.

Aujourd’hui Gims n’a qu’une peur, que le rêve s’arrête, qu’il quitte le firmament. 

Il craint que le succès ne retombe un jour. Régulièrement, il se retourne sur son parcours exceptionnel. Sa force intérieure, sa créativité sont toujours là. Mais souvent l’artiste rêve de pause. Le confinement lui a permis de passer des semaines à l’arrêt avec ses enfants. 

Comment ne pas tout donner à ses enfants quand lui, a manqué de tout y compris de l’attention de ses parents. Il regarde avec affection l’immense succès de son petit frère Dadju à condition que ce dernier reste bien derrière lui en termes de vente d’albums.

Aujourd’hui, Gims a besoin de donner un sens à sa vie, d’ériger un barrage de protection face aux dangers du succès, de la notoriété, de l’hystérie des fans, et des faux-amis.

Après s’être perdu dans une secte musulmane, la religion, les textes fondamentaux lui apportent cette protection. Sa conversion à l’islam a été un éveil spirituel.

Mais tant d’argent ? Tant d’argent quand on en a tant manqué ? Pour quoi faire ?

Il essaie d’éduquer ses enfants dans la réalité, de ne pas en faire des petits princes. Il aide de jeunes artistes à travers son label. 

Mais c’est aussi à l’Afrique qu’il veut redonner de sa bonne étoile.

Il y a la famille au sens large bien sûr, mais pas seulement. Son concert à Kinshasa en 2017 est l’un de ses souvenirs les plus forts. Revoir son quartier, sa maison natale l’a bouleversé. 

Avec sa femme, il a créé une fondation pour aider ceux qui n’ont pas accès à l’eau. 

Ils aident aussi les migrants parce que ses parents en ont été eux aussi. 

À tout juste 36 ans, sa route ne s’arrête pas là. Des objectifs, il en a encore. Celui qui hésita longtemps à chanter se revendique baryton Martin. Celui qui peut aller dans les graves comme les aigus a un rêve : chanter à l’opéra Garnier. Là où se trouvent les étoiles.

Texte & Voix : Valérie Trierweiler

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