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Il n’y a pas si longtemps. Disons 3 millions d’années.

Une fin de journée comme une autre.

Comme chaque jour, à la même heure, Lucy s’arrête pour contempler ce qui l’entoure. Les bruits de la savane deviennent murmure. Les secondes, les minutes s’allongent. Quelque chose se passe. Là-haut dans le ciel, le grand disque de feu tire sa révérence. Ses rayons brulants s’adoucissent. La chaleur devient une caresse. Le ciel change sa robe bleue électrique pour un doux rose pastel. Dans ce temps suspendu, Lucy commence à se mettre au ralenti. Chaque jour, à cette heure, cette danse du ciel et de la terre, offre comme une pause. Une respiration.

Au plus profond de son être, Lucy sait que, comme chaque soir, cette douce parenthèse ne durera pas. Un monde va laisser place à un autre.

L’ordre du jour va laisser place au chaos de la nuit.

Le connu deviendra l’inconnu.

L’habituel deviendra l’étrange.

Lucy le sait quand le soleil sera couché, les terres deviendront le territoire des prédateurs. Le combat pour la vie deviendra la lutte pour la survie. La nuit, Lucy n’est pas comme les prédateurs. Elle n’a pas leurs armes. Ses yeux ne sont pas ceux des grands fauves. Ses ongles et ses dents ne sont pas les griffes et les crocs des loups. Son corps n’est pas protégé par un cuir épais. Alors, Lucy a choisi.

La nuit sera le temps de l’immobilité. Le temps de la clandestinité qui met en sécurité. Un temps pour se ressourcer, reprendre des forces. Pour cela, elle choisit un abri. Les arbres et leur hauteur. Là-haut, dans le ciel, Lucy in the Sky attendra.

Elle attendra que le grand disque de feu vienne rallumer son Monde. Son monde à elle. Celui qu’elle connaît. Celui qui fait chanter les oiseaux, celui qui fait pousser l’herbe. Celui qui éclaire son chemin. Alors, dès qu’il réapparaît, elle descend de son arbre pour se mettre en mouvement. C’est le moment d’un petit-déjeuner bien mérité, ambiance vegan : végétaux, tubercules, racines …

Lucy a appris à rester éveillée le jour et dormir la nuit.

C’est ainsi que, de milliards d’années en milliards d’années, les habitudes de notre cousine Lucy sont devenues aussi les nôtres. Ainsi, nos organismes ont-ils fini par se régler sur la même alternance : jour, nuit. Lumière, obscurité. Mouvement, immobilité. Activité. Repos.

Le réveil sonne. Qu’il soit 5 heures, 8 heures ou midi : il est trop tôt. A cet instant précis, vous pourriez exploser ce réveil. Vous donneriez tout pour 5 minutes de sommeil en plus..

En France, nous sommes plus de 20 millions à nous considérer « insomniaques ». Résultat ? On pique du nez à n’importe quelle heure du jour et, surtout, aux pires moments.

Comme votre réveil vous sert, accessoirement, de téléphone vous ne pouvez pas taper dessus. Alors, il faut taper sur autre chose : les représentations. Une représentation, c’est une histoire qu’on se raconte. Une croyance ancrée depuis longtemps, pour des raisons personnelles, familiales ou culturelles. C’est une construction. Et comme toute construction, elle peut se déconstruire. Et alors on peut enfin…dormir…

Mais auparavant, venez-vous installer autour du feu, je vous raconte l’histoire…du sommeil.

Notre chère Lucy n’était pas la seule à contempler la danse du jour et de la nuit. Dans toutes les civilisations, on retrouve des mythes qui tentent d’expliquer, avec plus ou moins de poésie, l’alternance de la lumière et des ténèbres. Dans la Grèce antique,c’est l’histoire entre une mère, Nyx, déesse de la nuit et sa fille Héméra. Chaque soir, la terrible déesse de la nuit sort des Enfers pour jeter un voile de ténèbres sur la terre, et chaque matin dans un esprit de contradiction très adolescent, sa fille, Héméra retire le voile pour laisser la place au lever de soleil.

Chez les égyptiens, on est moins rigolos : tous les soirs, Nout, la déesse du Ciel et de la Nuit, mange le soleil Et tous les matins, elle lui donne naissance, comme une mère met un enfant au monde.

Chez les anciens nordiques, on est plus sportifs. Odin, le roi des dieux ordonne à Nott, déesse de la nuit, et à son fils Dag, dieu du jour et fils de l’aube, de prendre la tête d’un char tiré par des chevaux d’ombre et de lumière. C’est leur galop successif qui crée l’alternance du jour et de la nuit.

Toutes ces histoires nous parlent du jour et de la nuit comme des entités très caractérisées : le jour est bon, rassurant, protecteur. La nuit est dangereuse, carnivore et mortifère.

Notre représentation de la nuit est effrayante.

Or la nuit, on dort… La nuit est une composante de la qualité de notre sommeil.

Le rapport que nous avons avec elle change au cours des siècles. Et la qualité de notre sommeil va lui aussi changer.

La représentation que nous avons de la nuit influe sur notre repos.

À la préhistoire.

Lucy et ses congénères craignent la nuit et passent en mode « Survie » dès qu’elle apparaît. Chaque silhouette, chaque ombre devient un prédateur potentiel. Ce sentiment de vulnérabilité existe d’ailleurs encore chez nous, en particulier chez les enfants qui voient des monstres dans le placard dès que la lumière est éteinte.

C’est la découverte et la maîtrise du feu qui changent tout. Il éclaire. Il protège. La société s’organise autour de lui : on le surveille, on l’entretient, on s’y réunit pour prendre les repas. On fabrique des outils, des armes. Avec le feu, naît la technologie. L’homme se libère progressivement de la nature. La nuit ne fait plus peur. Désormais, on peut l’habiter.

À l’Antiquité.

Chez les grecs, les celtes, les égyptiens et un peu partout, on commence à théoriser l’alternance du jour et de la nuit. Surtout, on s’interroge sur le rêve. C’est un espace à part, un monde entre le profane et le sacré, entre le passé et l’avenir. La nuit, désormais, « porte conseil » et devient prémonitoire. Mais avec la civilisation vient aussi son lot d’excès. Les orgies romaines, les buffets gaulois et les fêtes en tous genres ouvrent les portes à la désinhibition, la transgression. Sommeil malmené, insécurité dans les villes… Le rapport au sommeil et à la nuit se détraque… provisoirement.

Le Moyen-Age passe par là.

Exit la fête et le rêve. Bonjour l’austérité et la peur. D’ailleurs, le Moyen Âge est parfois appelé « une nuit de mille ans ». La religion prend le contrôle. À la peur primitive des prédateurs s’ajoutent la peur très codifiée du surnaturel : la nuit est le lieu du péché, le royaume de Satan, le terrain de chasse des loups-garous, vampires, revenants, sorcières … La peur de la nuit s’incarne désormais dans des figures d’apparence humaine, perverties et diaboliques. Alors, on se protège : on fait dresser des murs. Et en haut des murs, pour éloigner le mal, on met des gargouilles.

Plus tard, la Renaissance est une période de cohabitation entre deux représentations de la nuit. Pour les plus riches, elle est le temps des loisirs, des rencontres, des extravagances. Mais elle continue d’alimenter un imaginaire sombre, et on voit se développer une fascination pour le mystique, la magie noire, les cérémonies occultes.

Dans les maisons les plus aisées, la chambre à coucher devient un lieu à part entière, avec ses fonctions propres, du sommeil réparateur aux étreintes fiévreuses.

Le siècle des lumières arrive et l’alternance jour/nuit devient sociale : le jour appartient aux travailleurs à la morale supposément irréprochable. La nuit est laissée aux oiseaux de nuit accablés par le vice : voyous, hors-la-loi, prostitués, voleurs mais aussi bourgeois décadents…

Au XXème siècle.

On découvre une deuxième fois le feu. Mais ce feu-là est artificiel, à portée d’interrupteur et s’appelle « Électricité ». C’est une nouvelle révolution. Avant elle, nous vivions au rythme du soleil et notre vie était structurée autour du travail agricole. Depuis la révolution industrielle, le tic tac incessant des montres a fait bondir nos tensiomètres: rendement, peur du retard, deadlines … Mais notre temps de travail n’est pas le seul à avoir été prolongé. Nos temps de loisirs aussi. En alimentant télévisions, restaurants, cinémas, transports, salles de sport, de concert, boîtes de nuit… l’électricité prolonge indéfiniment nos temps d’éveil. La nuit nous appartient. Et elle dure aussi longtemps qu’on le veut. Elle devient un temps de consommation open bar, temps de fête ou de travail acharné. Un nouvel eldorado qui se révèle inépuisable … contrairement à nous.

Ce qui nous amène à notre XXIème siècle. Comme on dit « Jamais deux sans trois », l’apparition des smartphones est, elle aussi, une révolution. La révolution des écrans et de l’hyperstimulation. Désormais, c’est le Monde entier qui est à portée de main. Le monde est devenu plat sans frontières de temps ni d’espace. Demain n’existe plus, le temps est un flux d’informations et de contenu permanent. Il faut tout voir, tout savoir, tout suivre, tout vivre, tout liker, tout partager. 24 heures sur 24. Jour et nuit. Quitte…à ne plus dormir.

On y arrive.

On arrive au sommeil

Nous dormons la nuit…

Ce que nous imaginons de la nuit, la représentation que nous en faisons, va influencer la qualité de notre sommeil.

Nous avons eu peur de la nuit, nous l’avons apprivoisée et même colonisée.

Mais le sommeil, au juste, c’est quoi ?

Au sens strict, le sommeil est la période répartie entre l’endormissement et le réveil. C’est un besoin vital qui occupe un tiers de notre vie.

En 70 ans de vie, on passe plus de 23 ans à dormir et 5 à rêver.

Pourquoi le sommeil est-il vital ? Parce-qu’il permet à nos 75 000 milliards de cellules fatiguées par la journée de se restaurer : il répare notre organisme, nettoie notre cerveau, développe notre mémoire, renforce nos défenses immunitaires, hydrate la peau, favorise la croissance des enfants, évacue nos tensions émotionnelles et …il nous rend avenant, sociable…le sommeil nous rend beau !

Point très important à comprendre : Notre corps est une véritable usine chimique qui passe son temps à fabriquer des hormones de stress ou de bien-être en fonction des évènements.

Par exemple, le matin, avec les premières lueurs du jour, il se met à fabriquer des hormones de stress, comme le cortisol, qui nous donne l’énergie pour nous mettre en route.

La nuit, avec l’obscurité, notre corps fabrique l’hormone du sommeil, la fameuse mélatonine.

Mais comment fait notre corps pour savoir l’heure qu’il est ? Eh bien il ne porte pas une, mais deux montres ! Qu’on appelle des horloges biologiques. L’une est interne. L’autre, externe.

L’horloge interne, c’est un système, à l’intérieur de notre organisme, qui se débrouille tout seul pour savoir l’heure qu’il est, et se mettre en état d’éveil ou de sommeil sans repères temporels extérieurs. Elle nous régule selon un rythme biologique qui prend la forme d’un cycle d’environ 24 heures.

L’horloge externe, au contraire, ce sont tous les donneurs de temps du monde extérieur: la lumière, les saisons, les heures programmées du repas, du travail, des émissions de télé etc. La lumière étant, quand même, le principal donneur de temps. Alors l’invention de l’électricité … ça a un peu mis le bazar. Ce soleil sur batterie a pris d’assaut le territoire de la nuit, progressivement réduit à une peau de chagrin. Résultat, notre temps d’éveil a augmenté et notre temps de sommeil a diminué. En cent ans, on a perdu 1 heure de sommeil par nuit et le dictionnaire a gagné un mot de plus, un mot terrible, un mot redouté par les anxieux du monde entier : « insomnie ».

Cassons d’abord une représentation : ce n’est pas parce-qu’on dort mal que l’on est insomniaque. Ce mot est une sorte de fourre-tout, mais la vraie insomnie, c’est lorsque les symptômes de mauvais sommeil se manifestent pendant au moins trois nuits par semaine et persistent pendant trois mois ou plus. En fait, l’insomnie, lorsqu’elle n’est pas pathologique, est un message d’alerte, un symptôme comme la fièvre. On ne soigne pas la fièvre, on soigne la cause de la fièvre. Et la principale cause de l’insomnie, c’est l’anxiété.
Notre ancêtre Lucy avait peur des fauves, pour trouver le sommeil, elle se réfugiait dans un arbre.

Aujourd’hui, notre anxiété vient des factures, du boulot, les embouteillages, les petites et grandes engueulades, les retards de train, les contrariétés, les tensions … Résultat, tic tac tic tac … Insomnie.

On peut en différencier trois types : « l’insomnie d’endormissement », qui concerne les anxieux.

L’insomnie « psycho-physiologique », c’est à dire le fait de se réveiller dans la nuit, qui concerne les hypertendus.

Et « l’insomnie du petit matin », celle qui nous réveille trop tôt, qui concerne essentiellement les « déprimés ».

Petite remarque au passage : l’insomnie est un mal occidental très contemporain et postindustriel qui existe peu dans les pays pauvres.

Important !

Les médicaments ne sont pas la solution contre un mauvais sommeil ! Ils ont tendance à provoquer l’effet inverse puisqu’ils ne nous permettent pas d’atteindre le sommeil profond réparateur, celui-qui fait du bien à nos 75 mille milliards de cellules. On a dormi, mais notre corps ne s’est pas réparé. L’insomnie se soigne, avant tout, en traitant l’angoisse, l’anxiété, les ruminations, c’est-à-dire en faisant passer notre cerveau du mode survie (comme Lucy dans son arbre face aux prédateurs nocturnes) au mode sécurité (comme un bébé dans les bras de sa maman ). Le bon sommeil passe donc par une bonne hygiène de vie donc à vous l’exercice physique, les rigolades entre amis, l’amour, la satisfaction d’un travail accompli, une bonne alimentation, bref ! Tout ce qui peut vous faire du bien.

Cassons encore une autre croyance : la nuit idéalisée de 8 heures, on s’en tape ! En fait, c’est la qualité du sommeil qui compte. Et pas forcément la quantité. Pour bien dormir, il nous faut viser le sommeil profond et pas le nombre d’heures au lit. La nuit de 8 heures a été inventée par la révolution industrielle pour favoriser la productivité des ouvriers qui devaient être en forme. Mais auparavant, dans l’histoire récente et dans toutes les cultures, on trouve les traces d’un sommeil en deux temps: un premier sommeil de 4 heures, suivi d’une phase de réveil de 1 ou 2 heures, puis d’une nouvelle phase de sommeil de 4 heures.

Se réveiller pendant la nuit pourrait donc faire partie de la physiologie humaine naturelle. Et l’injonction artificielle à ne faire qu’une seule phase de sommeil de 8 heures nous rendrait anxieux et…insomniaques… Et n’oublions pas que nous avons tous des rythmes biologiques différents.

On en relève quatre principaux, que l’on pourrait assimiler à des animaux pour mieux les illustrer. Les ours, les lions, les dauphins et les loups.

Les ours et les lions dorment bien.

Les ours représentent 50% de la population. C’est le rythme biologique majoritaire. Ils aiment dormir et dorment longtemps et facilement. Ils vivent au rythme du soleil, arrivent à se lever tôt, s’activent normalement dans la journée, aiment se divertir le soir. Ce sont des d’êtres sociables, bons vivants et qui ont tendance à l’embonpoint. Notre société entière est organisée sur un rythme d’ours, parfois compliqué à suivre pour les autres …

Les lions parviennent eux aussi à suivre naturellement la course du soleil. Ils représentent entre 10% et 20% de la population, et sont les plus matinaux. Typiquement, les lions sont des leaders qui répondent au célèbre adage « le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt ». Ils rugissent dès les premières heures du jour, optimistes, actifs et opérationnels dès le réveil, un bon petit déjeuner copieux et hop, ils sont au top tout au long de la journée … En revanche, dès que le soleil décline, leur énergie aussi. Alors, les sorties, les soirées, la convivialité entre amis la semaine, ce n’est pas trop leur truc.

Puis il y a les loups. Les loups représentent 15 à 20% de la population. Ce sont les animaux nocturnes. Ils s’endorment tard et, pour eux, se réveiller tôt est une torture. Les horaires de travail traditionnels sont difficiles à suivre, ils ont tendance à cumuler le manque de sommeil, ils n’ont pas faim le matin et cèdent facilement aux excès de la vie nocturne : fête, alimentation déséquilibrée, alcool, sexe, and rock and roll… Ils se rattrapent en étant créatifs et intuitifs, même si cela favorise aussi parfois l’anxiété, voire la dépression.

Enfin, il y a les derniers de la bande, les dauphins, 10% de la population. La nuit, les dauphins ont un sommeil haché, ils se réveillent régulièrement dès qu’un cycle se termine, environ toutes les heures et demie. Leur faible besoin de sommeil vient d’un état d’alerte permanent. En fait, les dauphins veillent sur le groupe la nuit. Ils sont des guetteurs. (à l’inverse des trois autres qui sont des prédateurs). Malgré un sommeil léger et peu réparateur, ils restent frais dès le réveil et ne sont pas particulièrement fatigués dans la journée. Leur état d’alerte permanent coïncide avec un métabolisme rapide qui fait d’eux les plus minces de la bande …

Ces différences de types de sommeil ont eu un rôle très précieux pour notre évolution. Chaque profil a sa légitimité et son utilité pour la collectivité. Cela remonte à la nuit des temps. Pour veiller sur notre survie et notre sécurité, nous avons dû nous répartir les rôles et les tranches horaires pour protéger le groupe. Les uns ne dormaient que d’un œil au cas où les tigres à dents de sabre auraient voulu les croquer pendant la nuit, les autres devaient être en forme pendant la journée pour aller chasser.

Alors comme chacun de nous hérite d’un rôle très utile à la survie collective, on arrête la culpabilité, chacun son rythme !

Que vous soyez ours, lion, loup, ou dauphin, contre les troubles de sommeil ponctuels ou réguliers, il existe un remède : La confiance.

Le sommeil est un acte de confiance. On ne peut s’y abandonner qu’en quittant le mode survie et en passant en mode sécurité. Et pour ça, on va s’aider de trois petits rituels.

Premier rituel : « Exit les soucis ».

On laisse, littéralement, ses contrariétés hors de chez soi. On les note avant de passer le pas de la porte. Tout ce qui vous tracasse, énerve, insécurise, on se défoule : « J’en ai marre de Machin ! J’en peux plus des embouteillages ! J’ai peur de pas avoir bien répondu à cette question du test ! ». Écrivez tout. Fermez les yeux. Prenez trois grandes respirations pour ralentir votre rythme cardiaque. Visualisez qu’en expirant, vous expulsez tout le négatif. Rouvrez les yeux, déchirez la feuille sur laquelle vous avez écrit et jetez-là à la poubelle !

Au passage, vous pouvez boire un verre d’eau fraiche pour éliminer physiquement les ondes négatives. On élimine les toxines. On nettoie l’esprit ET le corps.

Deuxième rituel : habillez-vous pour la nuit.

Posez-vous la question : pour votre rendez-vous avec Morphée, que seriez-vous sans votre pyjama pilou-pilou ou votre t-shirt préféré ? Alors, commencez par prendre une bonne douche pour vous débarrasser des soucis, des énergies négatives et faire baisser la température de votre corps. En effet, on s’endort mieux avec un corps plus frais. Ensuite, parez-vous de vos plus beaux atours nocturnes et laissez-vous gagner par le sommeil. Morphée arrive. Au passage, on recommande le dîner aux chandelles pour réduire la lumière bleue des écrans qui empêche de sécréter la mélatonine, hormone chérie du sommeil.

Troisième rituel : le replay positif.

Le cerveau privilégie le négatif, pour apprendre de nos erreurs. Il faut donc le muscler un peu pour lui apprendre à voir le positif. Exprimez de la gratitude et rejouer les bons moments de la journée. Fermez les yeux quelques instants, identifiez trois bons moments de votre journée. Repassez-les autant que vous voulez, ou écrivez-les quelque part (ne déchirez pas, cette fois !). Inspirez profondément et remplissez-vous mentalement de tous les petits cadeaux de la journée. Et remerciez. Les gens, la vie, la nature, Dieu, qui vous voulez ! Et pourquoi pas, vous-même ? Gravez les sensations de plaisir et de bonheurs associées aux moments agréables d’aujourd’hui. Rappelez-vous l’ambiance, les odeurs, les goûts … Et ne vous retenez pas de sourire. On s’ouvre, on prend confiance et on se débarrasse de l’anxiété grâce à cinq lettres qui font du bien : MERCI.

Sommeil, Pourquoi vous dormez mal ?

Il n’y a pas si longtemps. Disons 3 millions d’années. Une fin de journée comme une autre. Comme chaque jour, à la même heure, Lucy s’arrête pour contempler ce qui l’entoure. Les bruits de la savane deviennent murmure. Les secondes, les minutes...