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Steven Spielberg, Jurassic c’est lui.

 Spielberg

Début des années 60.

La scène se passe en Californie au début de l’été, à Los Angeles, précisément au 100 Universal City Plaza.

Steven est un ado plutôt mal dans sa peau. Peu de choses l’intéressent dans la vie en dehors des bandes dessinées, de la télévision et surtout du cinéma.

Ce matin il se rend au Studio Universal. En tout cas c’est ce qu’il va tenter de faire.

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Quelques jours auparavant il a rencontré un documentaliste qui lui a délivré un badge d’accès. Un sésame tout ce qu’il y a de plus officiel, avec son nom écrit dessus.

Seul problème il n’est valable que trois jours.

Steven s’en souvient comme d’un rêve éveillé. Il est passé de l’autre côté. Il a vu des décors, des projecteurs, des caméras. Il a croisé des comédiens, des cascadeurs, des réalisateurs. Il s’est senti pour la première fois faire partie de ce monde qui le fascine depuis toujours.

Trois jours. C’est bien trop court pour étancher sa soif de découverte.

Alors aujourd’hui, il a décidé d’y retourner, bien qu’il n’en ait plus le droit.   

Pour cela Steven a prévu le coup. Dès sa première venue, il a anticipé ce matin du quatrième jour.

À l’entrée, il y a ce vigile, Scotty, auquel il a souri le premier jour le plus naturellement et poliment du monde en lui montrant son badge d’accès.

Le deuxième jour, il a échangé quelques mots avec lui, des banalités sur la météo et les résultats sportifs de la veille, à nouveau en lui présentant son droit d’entrée.

Le troisième jour, il s’est arrêté un moment pour discuter avec lui, il lui a posé quelques questions sur son métier, sur ses films préférés, puis il a de nouveau montré son laisser-passer avant de le saluer chaleureusement en lui souhaitant une bonne journée.

Ce matin du quatrième jour, la chaleur de l’été Californien est étouffante.

Alors qu’il arrive au coin de la rue du studio Universal, Steven voit Scotty, de loin, qui le regarde s’approcher. Il tente de lui sourire mais il est trop stressé, son visage est figé. Steven a tellement peur de se faire refuser l’entrée maintenant que son badge n’est plus valable.

Arrivé à la hauteur du vigile, il s’apprête à lui dire « bonjour », mais rien ne sort. Il est paralysé. Incapable de sortir le moindre son.

À son grand soulagement, Scotty le salue en premier. Il lui demande comment il va, puis lui souhaite une bonne journée. D’un geste, il ouvre la grande porte d’entrée du studio. Steven ne répond rien. À peine simule-t-il un sourire.

Il marche jusqu’à la porte et la franchit tel un automate.

Ça y est. Il a réussi. Il est de nouveau à l’endroit qu’il aime le plus au monde. Le lieu où les films s’imaginent, se décident, s’écrivent, se tournent, se montent.

La sacro-sainte machine à rêves.

Alors qu’il n’avait l’autorisation de circuler dans le Studio que pour 3 jours, Steven passe tout son été, à s’immerger dans la matrice du 7ème art. En tout, il y restera plus de trois mois.

Ce matin-là, le jeune Steven Spielberg ne peut imaginer qu’un beau jour, pas si lointain, il reviendra ici, dans ce studio, pour y travailler.

Ce qu’il ne peut alors envisager, c’est qu’il deviendra dans quelques années l’un des plus grands parmi les plus grands.   

Car oui, aujourd’hui Steven Spielberg est l’un des cinéastes les plus célèbres.

En 2005, il est élu « Meilleur réalisateur du monde » par 10 000 lecteurs de la revue de cinéma mensuelle anglaise « Empire ».

Sa fortune ?  Elle est estimée à 3 milliards 700 millions de dollars. Ses films ont généré plus de 10 milliards de dollars au box-office à travers le monde, ce qui en fait le réalisateur le plus rentable de l’histoire du cinéma.

Que celui qui n’a jamais vu l’un de ses films lève son doigt …vers le ciel.

Car il faudrait vivre sur une autre planète pour ne pas avoir vu au moins l’une de ses œuvres. Et encore. Il n’est pas dit que les extra-terrestres, s’ils existent, ne sont pas eux aussi fans du réalisateur. Compte tenu des hommages multiples qu’il leur a rendu, ce serait bien normal. 

Spielberg a façonné l’imaginaire de plusieurs générations, son public s’est passionné pour les aventures d’Indiana Jones et de « Rencontres du 3ème type », s’est attendri devant ET, a été bouleversé par « La liste de Schindler », a frissonné devant les requins des « Dents de la mer » ou les dinosaures de « Jurassic Park », s’est questionné aussi à la découverte de « Minority report » et d’« Intelligence Artificielle »

L’histoire de Steven Spielberg débute avec son arrivée sur terre le mercredi 18 décembre 1946. Il est le descendant d’une famille de juifs européens venus d’Ukraine et d’Autriche. Son père, Arnold, est informaticien pour la General Electric. Sa mère, Leah, est musicienne, pianiste et concertiste.

Le petit Steven passe son enfance auprès de ses trois sœurs : Anne, Sue et Nancy.

Cette première partie de vie témoigne d’une certaine difficulté d’adaptation sociale. Steven est d’une sensibilité extrême, et d’une timidité maladive.

On lui reconnaît aussi une forte intelligence et une mémoire sélective phénoménale.

Sa mère raconte qu’enfant, il souffre de réactions sensorielles étonnantes.

Il se met par exemple à hurler dès qu’elle joue du piano, comme si le son l’agressait. Une réaction symptomatique des enfants autistes.

Steven est un enfant particulier, avec ses zones de souffrance.

« Quand j’étais petit » se souvient-il « je faisais des cauchemars tout le temps, mes parents ne savaient pas quoi faire. Ils ont fait venir un ami médecin quand j’avais quatre ans pour essayer de comprendre pourquoi je me réveillais toutes les nuits en criant (…) mon imagination me maltraitait, je ne pouvais pas la contrôler. J’avais vraiment une imagination hyperactive ».

Balloté par les déménagements familiaux, le jeune Spielberg souffre régulièrement de maltraitances de la part de ses camarades d’école. Parfois, les insultes antisémites fusent. Sa famille est souvent la seule de confession juive dans des villes essentiellement protestantes.

Il tente de renier sa foi pour se protéger, en disant à qui veut le croire que son nom de famille est d’origine allemande.

Joseph McBride, son principal biographe pense que “La prodigieuse popularité de Steven serait le signe de son désir effréné d’assimilation”.

Adolescent, un événement va le marquer à tout jamais. Le divorce de ses parents.

En découle un élément scénaristique présent dans presque toutes ses histoires :

La douleur d’une famille éclatée que l’on voudrait voir recomposer.

C’est le cas du petit Jim séparé de ses parents dans « L’empire du soleil », de Tom Cruise tentant de récupérer son fils dans « La guerre des mondes ». C’est un père fuyant dans « Rencontres du 3ème type », ou totalement absent dans « ET » et dans « Duel ». C’est E.T lui-même, séparé de ses parents, perdu sur une planète loin de la sienne. C’est aussi la séparation des deux sœurs, tout au long de l’histoire de « La couleur pourpre ».

Ce sont encore les parents de « Intelligence artificielle » dont le fils gravement malade est plongé dans un coma sans fin. Et pour n’en citer qu’un dernier, c’est l’histoire du Soldat James Francis Ryan, unique fils survivant d’une fratrie de quatre enfants, que l’on doit sauver pour le ramener auprès de sa mère. 

C’est l’année de ses 12 ans que Steven s’empare pour la première fois de la caméra Super 8 de son père. Il s’amuse à réaliser un court-métrage « The last gun ». Deux ans plus tard, il récidive avec un film de guerre « Escape to nowhere ». Le film remporte le prix national du film amateur.

De caractère solitaire, il se souvient qu’enfant la télévision était son “troisième parent”. À l’époque, il est fan des shows de Jerry Lewis et Dean Martin, il ne manque jamais un épisode de la série de science-fiction “La quatrième dimension” (dont il réalisera un épisode de la version cinéma bien des années plus tard). La télévision et le cinéma sont, dès son plus jeune âge, bien plus que des divertissements, ils interviennent ils constituent pour lui comme de véritables échappatoires pour lui.

À 18 ans, pour la première fois, il gagne de l’argent avec un film. Il réalise un bénéfice de 1 dollar ! Ce premier long-métrage de science-fiction « Firelight » coûte 500 dollars. Le film est projeté dans un cinéma de Phoenix en Arizona pour une unique projection. Il comptabilise 500 entrées à 1 dollar, mais une personne donne par erreur 2 dollars. Voilà comment Steven Spielberg engrange le premier dollar de sa future fortune.

C’est durant l’été suivant que Steven passe plusieurs mois sans autorisation dans les studios d’Universal.

Décidé à se professionnaliser, il tente à deux reprises d’entrer dans la prestigieuse école de cinéma University of Southern California, en vain.

Cette volonté d’être diplômé de cinéma ne le quittera jamais.

C’est ainsi qu’à 55 ans, il passe et réussi son diplôme universitaire d’études d’Arts du Cinéma à Long Beach.

Pour l’anecdote, dans le cadre de ses cours, il a à présenter un travail de mise en scène d’un minimum de 12 minutes. Steven choisi de montrer son film « La liste de Schindler » de 3 h 15. Film pour lequel il avait reçu l’Oscar du meilleur 

Remarqué grâce à ses courts-métrages, il signe un contrat de sept ans avec Universal TV. Son salaire est de 275 dollars par semaine. L’une de ses premières réalisations remarquées est un épisode de la série « Columbo » intitulé « Murder by the book ».

Mais le véritable succès arrive en 1971 avec son premier film pour la télévision « Duel », tourné en 13 jours avec un budget de 375 000 dollars.

Quelques mois après sa diffusion télé, le film sort sur grand écran.

Il remporte le Grand Prix du premier Festival du Film Fantastique d’Avoriaz. L’histoire tient pourtant sur un ticket… de cinéma :

Un camion poursuit une voiture pendant 90 minutes !

Et pourtant, c’est déjà du grand Spielberg. Fait rare dans la carrière d’un cinéaste, le public et la critique reconnaissent rapidement son talent.

Il devient en ce début des seventies l’un des réalisateurs, au côté de Georges Lucas, Francis Ford Coppola, Denis Hopper, Brian De Palma et Martin Scorsese l’un des réalisateurs qui vont révolutionner les codes du cinéma américain. Il contribue à l’émergence de ce que l’on appellera « Le nouvel Hollywood », une certaine manière de repenser la création et la production cinématographique. Inscrit dans la contre-culture et inspiré par le néoréalisme italien et la nouvelle vague française, ce nouveau regard sur le cinéma fait la place aux auteurs plus qu’aux producteurs et n’hésite pas à investir de nouveaux sujets et de nouvelles façons de les traiter. 

L’ingénieux secret de ce premier coup de génie ? Suggérer plutôt que montrer !

Ce qui rend « Duel » si effrayant, c’est qu’on ne voit pas l’objet de la peur (le chauffeur du camion) qui poursuit tout au long du film sa proie (le représentant de commerce dans sa voiture). Un principe qu’il réutilise, mais cette fois par 

contrainte, dans « Les dents de la mer ». Le faux requin testé en piscine n’ayant pas survécu au sel de l’eau de mer du tournage, on ne le voit quasiment pas à l’image.

Grand admirateur des westerns de John Ford, Spielberg aime rester fidèle aux codes du genre avec une dualité entre un bon et un méchant, le premier étant opprimé par le second. Mais pas de manichéisme pour autant.

Chez Spielberg, le méchant conserve souvent une parcelle d’humanité.

Le camionneur de « Duel » aide un car scolaire à redémarrer, Danny Glover dans « La couleur pourpre  » finit par permettre à Woopy Goldberg de retrouver la sœur dont il l’a séparé. Schindler fait des affaires avec les nazis, mais on connaît la fin de l’histoire.

Son premier film réalisé pour le cinéma, « Sugarland express » met en scène une Goldie Hawn – à l’époque naturellement jeune – dans une histoire de cavale sous forme de road movie. Le film, adapté d’un fait divers, est à sa sortie un échec. Il sera réhabilité quelques années plus tard.

1975. Avec « Les dents de la mer », Spielberg invente sans le savoir le principe du Blockbuster : Un film sortant l’été, à grand spectacle, pour un large public, mais ciblant principalement les adolescents en mal de sensations fortes.

Un « produit » efficace et hyper rentable. Après ce succès, le cinéma tourne définitivement une nouvelle page de son histoire. Il y a un avant et un après « Les dents de la mer ». Sa réussite financière fut analysée et inspira de nombreuses futures productions. Tous les producteurs de l’époque rêvent de reproduire ce jackpot. Le film d’un coût de 12 millions de dollars en rapporta plus de 20 fois plus : 260 millions.

Deux ans plus tard, sort « Rencontres du troisième type ».

Dans le rôle du professeur Lacombe, François Truffaut, qui raconte, suite au tournage : « Je crois que le succès de ce film vient de ce don très spécial pour donner de la plausibilité à l’extraordinaire (…) Spielberg a pris soin de tourner toutes les scènes de la vie quotidienne en leur donnant un aspect un peu fantastique, tandis qu’il donnait le plus possible de quotidienneté aux scènes fantastiques ». 

1979, c’est la sortie de « 1941 ». Un gros budget. Un gros fiasco. Assez foutraque, souvent grotesque. Le film est une parodie de film de guerre.

John Wayne et Charlton Heston refusent d’y participer trouvant le traitement trop politiquement incorrect…C’est finalement John Belushi, Dan Aykroyd, Christopher Lee et Mickey Rourke qui s’y collent.

Deux années passent, et son ami George Lucas le convainc de réaliser une histoire qu’il vient d’écrire. Celle d’un professeur d’archéologie aux allures d’aventurier. La saga à succès des « Aventuriers de l’arche perdue » est lancée.

1982. Steven tourne l’histoire d’un petit garçon, Elliot (prénom dont la contraction donne E.T…). L’enfant, un soir, rencontre devant la maison familiale, une drôle de bestiole à la tête de tortue géante et aux doigts en forme de merguez. Elle n’a qu’une volonté, retourner chez elle, là-haut dans les étoiles. Le film est à la fois fantastique, drôle, touchant et grand public.

Fait rarissime au cinéma, il a souhaité le tourner intégralement dans l’ordre du scénario, pour plus de spontanéité et d’authenticité dans le jeu de ses acteurs, dont Drew Barrymore, 6 ans lors du tournage. 

Le succès d’E.T. permet à son réalisateur de créer sa propre société de production « Amblin Entertainment ». E.T. reste onze ans en tête du box-office mondial, avant d’être détrôné par un film d’un certain… Steven Spielberg.

C’est « Jurassic Park ». Un film d’aventures qui renouvelle le genre des « monsters movies » à la « King Kong ».

Conscient de l’importance de la communication autour d’un film, pour la première fois, Spielberg consacre la moitié de son budget au merchandising et à la publicité. Le film devient le plus grand succès du box-office mondial avec plus d’un milliard de dollars.

Arrive l’heure de l’ultime reconnaissance de la profession, avec deux premiers Oscars qui lui sont attribués pour « La liste de Schindler ».

L’occasion pour Spielberg de parler de ses racines juives, et de se confronter à la Shoah dont plusieurs membres de sa famille ont été victimes.

Son travail de mémoire ne se limite pas à ce film. Il fonde par la suite « Survivors of the Shoah Visual History Foundation », une organisation qui 

immortalise en les filmant les témoignages de plus de 50 000 témoins de la Shoah.

À partir de « La liste de Schindler », Spielberg ne se contente plus de divertissements, ses films questionnent sur des thèmes essentiels :

Il pointe les dangers du clonage avec « Intelligence Artificielle ».

Il défend la présomption d’innocence avec « Minority report », la liberté de la presse avec « Pentagon Papers » ou traite du terrorisme et du conflit Israelo-arabe avec « Munich ».

2021. Il sort sa version de « West side Story », un 34ème long-métrage qui lui fait dire : « Ce film m’a permis d’admirer les autres exceller dans un domaine dans lequel je suis totalement nul : la danse » 

Au passage, il aborde là encore un sujet sérieux, le racisme et les minorités.

Si Spielberg est sans aucun doute un nostalgique, il est pourtant bien ancré dans le présent, tout en se passionnant pour l’avenir. Sa filmographie le révèle avec 21 histoires qui se déroulent dans le passé, 9 dans le présent et 4 dans le futur.

L’une de ses particularités de réalisation est l’utilisation d’un effet nommé la « Speilberg face ». Il s’agit d’un rapide zoom avant, vers un personnage étonné, qui se met à écarquiller les yeux, confronté à un élément inattendu.

On retrouve ce plan dans la plupart de ses films, avec un record pour « Rencontres du 3e type » qui l’utilise près de 30 fois.

Autre spécificité qui a surpris plus d’un comédien, il ne fait jamais répéter ses acteurs avant de tourner une prise.

Et si, à l’époque du film « 1941 », il réalise en moyenne 20 prises par scène, à partir des « Aventuriers de l’arche perdue » il devient plus raisonnable, se contentant désormais de quatre prises maximums par scène. Un rythme qu’il conserve par la suite.

À noter qu’il est très fidèle professionnellement : John Williams a réalisé la musique de 31 de ses films. La productrice Kathleen Kennedy a travaillé sur près de 20 d’entre eux, le directeur de la photographie Janusz Kaminski sur 18, et le monteur Michael Kahn sur 15.

Autre signe particulier, il aime faire tourner des acteurs français. Au générique de sa filmographie, on retrouve entre autres Mathieu Amalric, Yvan Attal, Mathieu Kassovitz, Michael Lonsdale, Nathalie Baye ou Niels Arestrup.

Le principal thème de ses histoires reste indéniablement l’enfance et ses blessures.

La conséquence logique est qu’il est le premier à avoir mis des enfants en tête d’affiche. Il est aussi considéré comme le meilleur directeur d’acteurs d’enfants.

S’il a fêté en décembre 2021 ses 75 ans, Spielberg reste assurément lui-même un enfant qui n’a jamais vraiment grandi, à l’image de son Peter Pan dans « Hook ».

Et si Spielberg est un éternel gamin, on ne peut que s’en féliciter, et l’en remercier. C’est ainsi qu’il nous permet, à nous adultes, de raviver à chacun de ses films, la flamme intacte mais si fragile de notre âme d’enfant.

Car, comme il aime à le dire :

« Des deux côtés de la caméra, nous sommes tous des enfants ». 

Texte : Bertrand Bichaud

Voix : François Berland

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